samedi 11 août 2012

Mardi 31 Juillet 2012

8h30 : C'est notre dernier jour en Irlande, ce soir nous prendrons le ferry pour rentrer en France. Nous décidons d'en profiter jusqu'à la dernière minute! C'est tout propre et déjà prêts à partir pour en découdre une dernière fois avec les routes sinueuses que nous partons petit déjeuner. Nous en avons assez du full Irish breakfast? Qu'à cela ne tienne, bientôt nous y penserons avec nostalgie! Nous prendrons donc un “fIb”.

9h50 : Nous voici en route pour une dernière “rando” sur le site d'un parc naturel, les monts Wicklow. Le temps est menaçant, on espère juste ne pas avoir trop de pluie sur le site.

10h50 : Nous voici arrivés. Il pleut et pas qu'un peu...il y a un site “heritage”, juste avant l'accès aux lacs, qui retrace la vie d'un ancien site monastique, le monastère de Glendalough. Nous allons pouvoir patienter un peu au sec en espérant que la pluie cesse! Nous nous servons pour la dernière fois de notre carte qui nous aura si bien servie. Ca aura vraiment été un bon achat.
Le site monastique est plus étendu et mieux conservé que celui (monasterboice) que nous avions vu juste après la visite de l'abbaye de mellifont. Il y a aussi une grande tour ronde de guet mais qui est encore debout. Un petit film retrace les grande étapes et les grand sites religieux de l'Irlande. Nous avons la grande surprise de reconnaitre presque tous les sites vu que nous sommes quasiment tous allés les voir! (parmi ceux qui sont présentés sur la vidéo). Nous sommes aussi assez fière de Clémence qui n'arrête pas de nous dire : “regardez, on a été la!”. Cette vidéo (en anglais uniquement) à un parfum de nostalgie. Déjà 3 semaines se sont écoulées et que de souvenirs nous ramènerons avec nous!



Après la vidéo nous perdons un peu de temps dans l'exposition attenante. Il y a du monde, certainement à cause de la pluie qui ne cesse de tomber toujours plus drue. Nous mesurons l'importance tourisitique du site au nombre de cars qui arrivent et au parking qui était déjà bien rempli à notre arrivée. J'ai la surprise de reconnaitre un des maîtres du lieu sur un des panneaux de présentation. Il s'agir de Saint Laurent O'Toole. Son nom me dit quelque chose et je me souviens que c'est un saint qui est très connu dans une autre région ou nous passons beaucoup de temps. Saint Laurent O'Toole est effectivement mort à Eu! Le monde est petit! =)

Bon, il pleut toujours...Et bien qu'à cela ne tienne! Ce n'est pas la pluie qui nous a arrêté jusqu'à présent et ce n'est pas une pluie un peu plus forte et longue que d'habitude qui va nous enquiquiner! C'est donc sous la pluie que nous nous dirigons vers les lacs. D'abord le “petit” lac, puis ensuite le “grand” lac. L'ancien monastère est juste avant le petit lac. Nous le visiterons sur le retour en espérant qu'il y ait un peu moins de monde. Le site est très joli et le serait certainement encore plus sans la pluie. Nous traversons une charmante forêt entourée des fameux monts. C'est une forêt typique de l'Irlande et nous regrettons de ne la voir qu'à la toute fin et sous la pluie. Le chemin est simple et bien entretenu (encore un signe de l'importance touristique du site). Nous passons devant une vielle église et devant le lieux ou résidait le fondateur du monastère, Saint Kevin. Je suppose que ce n'était pas un “kevin” au sens qu'on donne maintenant à ce prenom car il avait bien choisi la localisation de sa première cellule : avec une vue inouie sur le grand lac! Nous ne poussons pas plus loin notre “dernière randonnée” et rebroussons chemin. Il pleut trop et une brume relativement basse nous bouche la vue sur les monts. Nous profiterons d'un peu moins de monde sur le site monsatique. Nous avons bien choisi notre moment car il y a peu de monde (moins que tout à l'heure) et en partant c'est deux cars qui ont débarqué avec leur cortège de (vieux, très vieux) touristes. Nous sommes mouillés mais pas trempés. Il est temps de grignotter et de partir.

13h30 : Une chose aura été constante tout au long de notre séjour : ce que nous pouvons passer comme temps sur les différents sites que nous visitons!!! Mais ou sont passés les deux heures quarante qui viennent de s'écouler?!! Une chose est sure, nous devons repartir rapidement vers le sud. Vu que nous voulons manger avant d'arriver sur le bateau nous n'aurons certainement plus qu'une seule opportunité de visite. C'est après une longue reflexion que nous nous dirigons vers le phare de hook sur la pointe de “hook head” (qu'est ce qu'on en aura fait aussi des heads). Il y a deux heures de route. Il faudra aussi s'arrêter dans un Super Value pour faire quelques courses et remplir notre reservoir, chose que nous ferons avant d'atteindre la pointe mais au prix d'une bonne demi-heure de notre si précieux temps.

16h20 : Arrivée au phare de hook sur la pointe de hook. C'est un joli phare tout rayé de noire et blanc en horizontal qu'on est tous sur d'avoir déjà vu quelque part. On l'imagine petit et gros quand on l'a vu en photo, il est grand et gros en vrai! C'est assez impressionnant de voir le diamètre de cette grosse bête!
Il y a du monde sur le parking. La pluie s'est arrêtée mais le vent est fort et les nuages bas. Le même temps que quand on est arrivés me souligne Coco. Nous voulons faire la visite mais suprise glaciale : la visite n'est que guidée et le tour a commencé, le prochain sera à 17h! Ca ne collera pas avec notre planning. Devant notre mine déconfite la dame de l'accueil nous fait une proposition qu'on ne refuse pas. Pour l'instant le groupe est dans la vigie au sol. Si on accepte de perdre les 10 premières minutes de la visite on peut rejoindre le groupe et eventuellement on pourra assister au début de la prochaine session pour rattraper ce qu'on va manquer. Vu que le groupe n'est pas encore dans le phare nous nous précipitons sur l'occasion. Sans compter que nous aurons des billets à tarif réduit (5€ au lieu de 6) vu que nous partons en retard.


Je vous ai dis que le phare était gros? Il est enorme et parait encore plus grand de l'intérieur. L'esaclier ne doit pas dépasser les 80 cm de large mais il monte fièrement le long des murailles. Etant donné qu'il est prit entre deux murs, on s'aperçoit que ce type de construction renforce la structure vu qu'il y a deux murs porteurs et que l'esaclier se loge entre les deux. Le cercle intérieur, une fois l'épaisseur des murs retirée, doit tout de même bien faire 8 mètres de diamètre. Sa construction est très ancienne vu qu'elle remonte à l'an 800. On peut y voir la manière de constuire les voutes de l'époque, avec un panier d'osier inversé pour permettre la pose des pierres. Nous nous souvenons avoir déjà vu cette méthode de construction sur un des tours du chateau de Kilkenny...(que c'est loin!). Ce phare a sauvé bien des vies en 1200 ans et est maintenant tout automatisé. La vue que nous aurons de son sommet nous permettra de jouir une dernière fois des côtes acérées de l'Irlande. Les nuages bas et l'absence de pluie apporterons un cachet et une lumière que recherchent bien des photographes. Je pourrais tout de même aller voir la vigie au sol (tout seul car Coco et Clémence font pipi) et j'aurais même une visite privée avec la belle rousse qui nous sert de guide :D

18h30 Kilmore quay. Nous avons choisi ce petit port de pêche pour notre dernier repas. Le silver fox est un restaurant guidé et assez cher mais ou nous mangerons le meilleur poisson de notre séjour. Les prix sont suffisament cher pour rivaliser avec un étoilé...heureusement que nous pourrons profiter du “early bird menu” vu notre heure d'arrivée (ça c'était calculé au poil!). Nous nous en tirerons pour 60€ sans aucune boisson. Au menu, une seafood chowder et un saumon avec cocktail de crevettes en entrée, 3 filets de soles/limandes toutes fraiches et un “haddock” (ici c'est le nom de l'aiglefin, haddock c'est l'aiglefin fumé en france) frit en plat et un cheesecake aux fruits rouges en dessert. Top!
Nous ne pourrons pas nous attabler trop longtemps, nous avons un ferry à prendre...mais nous serions bien resté un petit peu pour nous balader sur le port.

20h35 : Rosslare. Cette fois-ci nous n'aurons pas fait l'erreur de l'aller. Nous arrivons un peu moins d'une heure avant le départ. Nous serons parmi les dernières voitures à embarquer...et parmi les premières à ressortir le lendemain! Le temps parait moins long avant le départ vu qu'on ne fait pas la queue. C'est sur que par rapport à l'embarquement à Cherbourg nous avons gagné pas loin de 2h30! Soit le temps de finir la balade sur le phare de hook et de manger au resto. Il y a beaucoup de monde et le pont est bien plus rempli qu'à l'aller.
Le nuit sera mouvementée. Ca “berloque” affreusement entre 1h et 4h du matin, au point de se déplacer dans les couchettes. C'est amusant pour moi, vomitif (mais sans émission :D ) pour Coco et Clémence dort comme un bébé. Mais comment fait-elle! Je ne pourrais pas dormir : je me rappelle que la voiture voyage avec nous et j'angoisse à l'idée que le frein à main ne soit pas assez puissant pour la retenir. Il faut dire que ça tangue franchement et vu l'espace restreint au maximum entre les voitures (20 ou 30 cm), ce sera un vrai miracle qu'aucune voiture ne se téléscope. Il y aura cependant une couche de sel impressionnante sur la carrosserie, signe que les vagues seront monté haut et se seront brisées sur le bateau en projetant de longues gerbes d'eau de mer emportées par le vent sur les voitures.
Le reste du voyage sera relativement rapide et l'arrivée à en france se fera dans une forte chaleur toute relative. 20° c'est chaud et même très lourd en comparaison de ce que nous aurons pu endurer en Irlande. Nous avons d'ailleur tous chaud dans la voiture.
Retour à la conduite à droite, retour aux couleurs habituelles. L'Irlande ne vole pas son surnom d'ile d'émeraude : le vert foncé de la végétation luxuriante lui donne cette couleur à longueur d'année et il n'est quasiment pas possible, vu les précipitations incessantes qu'il en soit autrement!

Home sweet home...oui mais...


Comment ça se passe en Irlande : La gentillesse naturelle des Irlandais n'est pas une légende. Ils sont sympa, attentifs à ce qui se passe autour d'eux, bienveillants, etc... Nous aurons à peine montré un signe de détresse tel que sortir une carte d'une ville pour avoir illico une personne s'arrêtant pour nous proposer son aide. Même en voiture il nous est arrivé de demander de l'aide et c'est par deux fois que des autochtones nous aurons invité à les suivre, cessant tout affaire courante, pour nous guider! C'est un caractère assez inattendu vu la sanglante histoire de leurs aïeux. Serait-ce un compensation pour toutes les souffrances que leur sang a enduré par le passé? Peut-être. Le touriste qui souhaitera visiter l'Irlande sera lui aux anges de (re)découvrir ce que c'est que la vrai chaleur humaine.
Ca me fait penser à une parole de Sardou dans les lacs du Connemara : La-bas au Connemara on sait tout le prix de la guerre. C'est peut-être pour ça qu'ils sont pacifiques...

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